Sur ce blog, je parle souvent de mon handicap, de mon travail et de mes projets. Mais derrière mon parcours, il y a aussi des personnes qui occupent une place essentielle : ma famille.
Mes parents, mes frères et ma sœur font partie de ma vie. Aujourd’hui, j’ai envie de parler de ce que leur présence représente pour moi, particulièrement lorsque les choses sont difficiles.
Une présence depuis le début
Mes parents m’ont accompagné depuis l’enfance. Dans ma scolarité, ils ont cherché des solutions pour que je puisse apprendre et trouver ma place.
Lorsque mes débuts à l’école ont été compliqués, ils ont décidé de me changer d’établissement. Plus tard, ma famille a continué à me soutenir pendant mes études. Ma grand-mère m’a même accompagné lors de mes partiels.
J’ai obtenu mon doctorat grâce à mon travail, mais je sais combien cet entourage a compté dans mon parcours.
Avoir des personnes qui croient en mes capacités m’a aidé à les développer.
Partager aussi des moments ordinaires
La place de ma famille ne se résume pas à l’aide ou aux difficultés.
Il y a aussi les discussions, les repas et les moments passés ensemble. Avec mon père, je vais à la piscine. Ce rendez-vous fait partie de notre quotidien et nous permet de partager une activité.
Je tiens à ces moments où l’on peut simplement être ensemble, sans avoir une démarche à régler ou un problème à résoudre.
Je peux avoir besoin d’aide et avoir aussi envie de parler d’autre chose que de mon organisation. Mon planning est déjà bien assez présent dans ma vie : inutile de lui réserver une chaise à table.
Être soutenu tout en restant acteur de ma vie
Avec mon handicap, je dépends d’autres personnes pour de nombreux gestes. Cela ne retire pas mon besoin de choisir et de décider.
Le soutien de mes proches compte aussi dans cette possibilité de réfléchir ensemble, d’entendre un conseil et d’exprimer mon point de vue.
Nous ne sommes pas obligés d’être toujours d’accord. Comme dans toutes les familles, chacun a son caractère et sa manière de voir les choses.
Je souhaite pouvoir écouter leurs inquiétudes tout en gardant une place pour mes envies et mes décisions. Cet équilibre demande parfois des échanges, mais il est important pour moi.
Ma famille commence à comprendre ma bipolarité
J’ai déjà expliqué que ma famille commence à mieux comprendre ma bipolarité. Cette évolution me fait du bien.
Ce qui se passe dans ma tête est moins visible que mon fauteuil ou mes mouvements involontaires. Il faut des mots pour expliquer une angoisse, une émotion forte ou mon besoin de temps face à un changement.
Je ne demande pas à mes proches d’avoir toutes les réponses. Pouvoir parler et me sentir entendu représente déjà beaucoup.
La compréhension se construit progressivement, des deux côtés.
Mes peurs pour l’avenir
J’ai peur de vivre un jour sans mes parents. J’ai aussi déjà parlé de ma crainte de devenir une charge pour mes frères.
Ces inquiétudes montrent la place importante que ma famille occupe dans ma vie. Elles touchent à mon avenir, à mon accompagnement et aux liens que je souhaite préserver avec eux.
Je ne veux pas que ces peurs prennent toute la place dans nos relations. J’ai aussi envie de profiter du temps partagé aujourd’hui.
Je reste un fils et un frère, avec mon humour, mes opinions et mes projets. Pas seulement une personne dont il faut organiser l’aide.
Savoir dire merci
Il n’est pas toujours facile de remercier ses proches pour des choses qui font partie du quotidien depuis longtemps. Leur présence peut sembler habituelle, alors qu’elle reste précieuse.
Je veux donc prendre le temps de le dire ici : merci à ma famille pour son soutien au fil des années.
Je garde aussi le souvenir des personnes qui ont participé à mon parcours, chacune à leur manière. Une aide concrète, du temps donné ou une présence peuvent compter durablement.
Une place qui compte
Ma famille ne peut pas supprimer toutes mes difficultés. Mais pouvoir partager ma vie avec elle compte beaucoup.
J’ai besoin d’aide dans certains domaines, d’écoute dans d’autres, et parfois simplement d’un bon moment ensemble.
Je suis heureux d’avoir une famille à mes côtés. Et j’ai envie de continuer à construire avec elle des souvenirs qui ne parlent pas seulement des épreuves.